Ce blog est un complément aux livres "Accompagner le travail des adolescents avec la pédagogie des Gestes Mentaux" (2009) et "(Re)trouver le sens au coeur de la classe - Une pédagogie de la vie mentale" (2024) ainsi qu' au cahier "J'apprends à travailler" (2018) qui en résume l'essentiel à l'intention des grands élèves. Les trois sont édités à la Chronique Sociale de Lyon.
mercredi 29 août 2018
128 - Se mettre au travail avec les "cinq questions" : les clés de la motivation !
mercredi 1 août 2018
127 - Mieux comprendre les textes scolaires avec la méthode des 5 lectures.
Mais, dans le même ouvrage, j'ai également proposé une méthode pour aider les élèves à mieux comprendre les textes et documents scolaires : la "méthode des cinq lectures". Il s'agit également d'un modèle pédagogique basé sur les actes de compréhension que sont la transformation évocative et sa nécessaire comparaison-confrontation avec le texte original. Mais une seule confrontation ne suffit pour beaucoup de textes denses ou trop éloignés du vocabulaire habituel des élèves. Il faut souvent plusieurs lectures pour bien les comprendre, et donc pour chacune d'elles il convient que l' élève modifie son projet (ce qui en plus relance et soutient leur attention). Pour cela le professeur donnera des consignes différenciées pour chacune d'entre elles. Et cela ne s'improvise pas !
Voici le texte dans lequel je décris cette méthode.
mardi 31 juillet 2018
126 - La problématique, clef de toute réussite scolaire.
Je publie aujourd’hui ce message trouvé lors d’une navigation sur Internet non seulement parce que les mots employés par son auteure, Anne-Marie Blessig, caoch en entreprises, me touchent particulièrement, mais surtout parce qu’elle pointe un élément essentiel de mon ouvrage : la problématique. C’est une notion difficile à cerner, bien sûr par les élèves qui n’en ont qu’une très vague idée, mais pas seulement eux (je n'ai trouvé en son temps qu'un seul ouvrage traitant explicitement de cette "problématique"... et encore était-il publié très confidentiellement : "La problématique d'une discipline à l'autre", Adapt Editions, 1997).
C’est pourtant une notion fondamentale présente dans toute évaluation sérieuse particulièrement en fin de collège au lycée et bien sûr dans le supérieur. Elle est au cœur même de Pégase. En amont, parce que dès le départ l’élève doit l’avoir en point de mire de sa visée de sens d’attention (avec les « 5 questions » de la compréhension, qui constituent une véritable « problématique de recherche » ouvrant à la future « problématique de réutilisation » de ses acquis). C’est elle en effet qui donne sens à son acquisition par l’anticipation de la suite des opérations ; c’est-elle aussi qui doit motiver une mémorisation qui vise à autre chose que la seule répétition/restitution des acquis : d’une manière ou d’une autre l’élève sera toujours confronté à la résolution d’un problème lors de la réutilisation de ce qu’il apprend, c’est-à-dire à un geste de réflexion qui doit donc être anticipé bien longtemps avant les contrôles ou les examens. En aval, c’est encore la problématique, correctement résolue, qui fonde une expression orale ou écrite aboutie. Merci donc à Anne-Marie d'avoir relevé cet aspect si important de Pégase et de l'avoir transmis à son propre public avec des mots si justes. Voici son texte :
« Guy
Sonnois, dans son formidable livre “Accompagner le travail des adolescents”,
nous explique que dans chaque consigne se cache un problème. Cela peut paraître
évident pourtant c’est fondamental. Tout l’enjeu est justement de transformer
une consigne en problème à résoudre. C’est la clé du succès. Un problème mal
identifié ou un moyen pour trouver une solution mal choisi conduit au même
mauvais résultat.
Votre première mission est d’identifier le problème. Ensuite vous chercherez
dans votre mémoire les moyens de trouver une solution. Enfin vous choisirez
parmi eux le meilleur.
Les erreurs à ne pas commettre :
· Dire tout ce que l’on sait, laissant au
professeur le soin de faire sa sélection. Il vous en voudra pour cette lâcheté
et sanctionnera d’une piètre note cet étalage et votre peur de trier.
· Croire que ce problème ressemble à un
précédent exercice et appliquer la même recette. Chaque problème est nouveau et
demande un traitement adapté. Faites toujours du neuf !
Donc
réfléchir, c’est choisir parmi ses connaissances et parmi ses
compétences celles qui conviennent le mieux à un problème clairement identifié.
Je vous souhaite d’y parvenir à chaque exercice qui vous sera proposé tout au
long des épreuves à venir.
Prenez
le temps de lire la consigne et transformez-la en problème à résoudre !
Beau succès à chacun et à chacune d’entre vous
jeudi 21 juin 2018
125 - Un travail remarquable sur l'attention en classe
mercredi 20 juin 2018
124 - Je regarde le plafond avant toute opération délicate.
Tout récemment, il a opéré un jeune homme dont la paupière était totalement fermée après une maladie. Comme avant toute opération, il avait fait le dessin très précis de ce qu’il comptait faire. Mais son infirmière de confiance lui a dit après l’opération : « Je savais que ce serait quelque chose de difficile et délicat. » – « Et à quoi l’avez-vous su ? » répondit mon ami. – « Avant l’opération vous êtes resté un long moment silencieux à regarder le plafond !»
« Je ne m’en rends pas toujours compte, mais c’est toujours ainsi que je procède avant une opération qui sort de la routine ou qui présente une difficulté particulière : je me fais le plus exactement possible le film de ce que je vais faire *» me confirma-t-il. « C’est toi qui me l’as appris en seconde, cela m'a toujours aidé et je n’ai plus jamais cessé depuis. »
* On a ici une illustration de ce qu'est l'évocation, ainsi décrite par A; de LA GARANDERIE dans le Vocabulaire de la Gestion Mentale :
lundi 30 avril 2018
123 - Comprendre ou mémoriser… Faut-il vraiment choisir ?
Un vieux débat, une querelle stérile comme
les français en ont le secret, traverse depuis près d'un demi-siècle notre
pédagogie hexagonale, un peu à la manière de celle des « anciens » et des «
modernes » : vaut-il mieux comprendre d’abord et mémoriser ensuite... si on y
pense et si on en prend le temps ... ou bien plutôt mémoriser d’abord et
comprendre ...peut-être... par la suite en faisant confiance au temps ?
Les partisans de la première solution, les « modernes », pensent que
mémoriser quelque chose que l’on n’a pas compris est non seulement difficile,
mais surtout peu efficace pour les réutilisations qui suivent et qui ne sont
plus, ou alors très peu, de la simple récitation mot à mot. Au contraire
les partisans de la seconde, les « anciens », considèrent que la
compréhension est une lente digestion et qu’il faut d’abord ingérer l’aliment
et le maintenir en soi avant qu’il ne soit totalement assimilé.
Pour sa part, Antoine de la Garanderie confiait qu’il mémorisait des textes
entiers dont au départ il n’avait pas une parfaite compréhension, laquelle lui
venait avec le temps par des confrontations avec d’autres lectures, par
d’autres réflexions. Mais il précisait toutefois qu’il mémorisait avec le
projet de comprendre plus tard : une synthèse entre anciens et modernes… ? On
peut comprendre cette position, mais à une condition : faire confiance au
temps, et tout simplement avoir le temps de cette compréhension/digestion
aboutie. Cela est tout à fait envisageable dans la vie ordinaire, quand rien ne
nous presse trop, ou dans les méditations d’un philosophe qui a du temps devant
lui. Cela est moins facile à admettre lorsque les réutilisations de ce qui doit
être mémorisé sont à court ou moyen terme, ce qui est le cas de la mémorisation
scolaire - que d'ailleurs l'on ne se soucie plus d'accompagner dans le temps).
On sait par ailleurs que les élèves se montrent encore plus radicaux : certains
comprennent ce qu’ils apprennent mais ne se soucient nullement de le mémoriser,
alors que d’autres mémorisent ce qu’ils apprennent sans prendre le temps ni
même chercher à le comprendre. Quels sont donc les liens à établir entre ces
deux activités fondamentales de l’apprentissage scolaire ?
Un texte déjà ancien (1994) éclaire ce débat d’un jour intéressant car pour une
fois il nous vient d’ailleurs que des "spécialistes" de l’école.
C’est un extrait d’un texte plus important qu’Yves Beaupérin [1] consacre à Marcel Jousse, un
anthropologue de la mémoire dont les recherches sur les traditions de style
oral ont fait l’objet de plusieurs publications (notamment « Le
style oral rythmique et mnémotechnique chez les verbo-moteurs », 1925)
et de cours donnés à la Sorbonne sur ce sujet dans la première moitié du siècle
dernier. Dans cet extrait intitulé « Système scolaire et
mémorisation », véritable plaidoyer pro-mémorisation, il
est question notamment de son rapport avec l’intelligence et de la création
d’automatismes (sur ce dernier point on ne peut éviter de faire le lien avec le
texte d’Antonio Damasio cité dans mon message 121 : « Neurosciences et pédagogie : les exercices d’entraînement »).
Cet extrait me semble être un bon reflet, venu d’un point de vue inhabituel, de
cette querelle et de sa responsabilité dans l’état actuel de notre Ecole. On
notera que de compréhension il n’est nullement question explicitement, sauf
tout à la fin pour signaler l’importance des automatismes pour comprendre. Il
n’est question que d’intelligence… souvent confondue avec la compréhension, ce
geste mental si important, mais si peu étudié et décrit... jusqu'à ce
qu’Antoine de la Garanderie ne s’y intéresse spécifiquement.
On trouvera ainsi dans ce texte, entre autres :
- l’importance de la mémorisation pour l’intelligence, la science,
la création… : « Il n’y a pas d’intelligence sans mémoire »... (ni,
donc, de compréhension...)
- la question du rejet par l’école du « psittacisme »
(apprentissage mécanique façon perroquet, rabâchage, élèves
"photocopieurs"…) au profit de la seule compréhension, après le
tournant des années 1970 : toujours l'exclusion plutôt que la synthèse...
- le rejet de la répétition au moment de la mémorisation, mais sa nécessité
dans les réactivations, ces remémorations répétées indispensables
à une bonne assimilation des connaissances (la " rumination" dans le
processus de digestion...),
- l’importance des habitudes et des automatismes : «Créer des
automatismes est une condition de l'intelligence » (de la
compréhension ?),
- la dictature « du programme » et les rythmes scolaires actuels
(1994... !) comme la vie moderne en général et la culture adolescente de
l'immédiateté, peu propices à la mémorisation comme à ses
réactivations/remémorations nécessaires à une compréhension post-mémorisation.
Pour une sortie par le haut de ce débat stérile.
Lorsque j’ai commencé à me préoccuper de fournir aux élèves que j’accompagnais
une méthode de travail plus performante que ce que je leur voyais faire au
quotidien, la littérature pédagogique n’en était qu’à ses balbutiements, en
France tout au moins. Les ouvrages à disposition du lecteur lambda que j’étais
concernaient tous… la mémoire, dont le grand prêtre était (et se voudrait
toujours…) A. Lieury[2] (le pourfendeur acharné de
l’introspection en général et de la Gestion Mentale en particulier), bientôt
secondé par T. Buzan (le pape des moyens mnémotechniques et des schémas
heuristiques). Rien sur la compréhension… jusqu’à la parution en 1987 de « Comprendre
et imaginer » (Centurion). Ce fut pour moi une vraie
révélation... que j’attendais depuis si longtemps !
Depuis, je me suis efforcé de réintégrer ces deux gestes mentaux, mémoriser et
comprendre, dans un ensemble cohérent. Cela a donné le « modèle des Cinq questions » (dont
le « à quoi ça sert ? » base de toute mémorisation véritable), modèle qui
reprend les projets de sens de compréhension de La Garanderie, associés aux
rythmes de réactivations/remémorations de Buzan, le tout
favorisant ainsi une bonne assimilation de connaissances ET
comprises ET mémorisées ET réactivées...et donc de mieux en mieux comprises en
profondeur...et donc mémorisées dans le long terme... Tout cela, au service de
bonnes réflexions et de bonnes communications, indispensables à toute réussite
scolaire.
Déjà détaillé dans « Accompagner… », on
retrouvera cet ensemble désormais mis à la portée des jeunes eux-mêmes
dans le Cahier d’exercices à paraître à La Chronique Sociale (juillet 2018)
:
« J’apprends à travailler »
ou
<<Jules et les 10 préceptes de
l'Apprenti Sage >>.
[1] Directeur
pédagogique de l’Institut de Mimopédagogie.
[2] Mémoire : théories et résultats,
Mardaga 1975.
jeudi 12 avril 2018
122. J'apprends à travailler ; version "élèves" d'Accompagner le travail des adolescents."
Ce livre en est à sa cinquième édition (en 2022). Je sais qu'il rend service à beaucoup d'accompagnateurs et de « coaches » divers, aussi bien qu'à des professeurs, depuis les classes primaires jusqu’aux premières années du Supérieur. Cette large audience, dans le public ou le privé, est le signe de la transversalité de la Gestion Mentale dans les disciplines scolaires , tout comme de sa verticalité dans les âges. Elle confirme aussi la validité et la grande pertinence de cette approche « mentaliste » pour la réussite scolaire et la lutte contre le décrochage (elle n'est pas une pédagogie de plus, mais une "méta-pédagogie", qui s'adapte à toute forme de conduite de l'apprentissage). Il est d'ailleurs constant de trouver de la part de chercheurs en neurosciences, très actuels et très médiatisés, des confirmations très "scientifiques" des intuitions et des descriptions de cette démarche d'inspiration philosophique, que ces mêmes milieux avaient pourtant tant décriée lors de sa divulgation, vers 1980 ! Et qu'ils continuent d'ignorer...tout en la plagiant bien souvent ...
Mais si "Accompagner..." est utile pour les adultes, il manquait un outil à l'usage des ados eux-mêmes, ne serait-ce que pour compléter ce second livre et faciliter ainsi le travail des accompagnateurs, en groupe ou individuellement.
J’ai donc imaginé la rencontre entre un adolescent (Jules) dépité par de mauvais résultats et des difficultés d’apprentissage, accompagné de ses deux inséparables amis (Juliette et Maxi), et un Vieux Sage (condensé de plusieurs grands noms de l’apprentissage, en premier lieu Antoine de la Garanderie). Je vous laisse découvrir par vous-mêmes le reste de l’histoire, les conseils donnés par le Mentor et les combats victorieux menés par nos jeunes amis contre de redoutables "virus", ennemis acharnés de leur réussite.
samedi 7 avril 2018
121. Neurosciences et pédagogie : les exercices d’entraînement.
Voici qui pourrait y aider : une démonstration d’Antonio Damasio, célèbre neuroscientifique américain, sur une réalité du cerveau extraite de son livre : L’autre moi-même, O. Jacob, 2012,p.326. Dans cet extrait, l’auteur s’interroge sur le rapport entre la partie consciente du contrôle de nos actions et la "machinerie" ( ce que l'on fait "machinalement"...) qui l’accompagne dans la partie non consciente du cerveau, "le sous-sol…, les souterrains … de l’esprit", ou pour d'autres "l’inconscient cognitif" (à ne pas confondre avec l’inconscient freudien).
(C’est moi qui ai rajouté les notes en italique et entre parenthèses et souligné certains passages plus importants pour nous) :
Mais ces « habiletés », ces automatismes, doivent être développés en pleine conscience avant qu’ils ne deviennent "clandestins" et agissent en dehors de notre contrôle. Les exercices d’entraînement doivent donc être pratiqués en y accordant la plus grande attention (et non pas de façon mécanique, en enchaînant des séries de cas… en pensant à autre chose). Et cela jusqu'à l'automatisation, ce qui n'arrive qu'au bout de "beaucoup, beaucoup de temps". Dans Accompagner… j’ai proposé une manière de procéder qui respecte cette recommandation, et je l’ai reprise dans J’apprends à travailler .
Affaire à suivre... (Jules est le héros de "J'apprends à travailler". Avec ses copains d'alors, Juliette et Maximilien, je l'ai rencontré en juin 2017 sur la scène où nous jouions et chantions Carmen d'une même voix. En Aout 2023, après avoir réglé ses quelques petites problème "d'étourderie", il a terminé ses études d'ingénieur acousticien à l'Université Technologique de Compiègne et il a aussitôt été engagé par une grosse entreprise d'insonorisation industrielle... mais son véritable projet de vie est plutôt dans la musique, projet à la réalsition duquel il s'emploie activement en parallèle...)
* On pourrait rapprocher les considérations de ce "neuroscientifique", bien actuel, de celles d'un "anthropologue de la mémoire", du début du XX°siècle, Marcel Jousse, cité par Yves Beaupérin, dans un texte intitulé "Système scolaire et mémorisation" (intéressant pour nous dans le cadre de la dispute si stérile entre compréhension et mémorisation ) :
L'intelligence "tendue vers un point donné"... c'est à dire l'intelligence "au travail" selon l'interprétation de ce mot, plus proche de la notion de projet que de celle de torture communément admise ( voir message 120 : " Non, le travail n'est pas une torture"). Tout se retrouve qui converge vers une même vérité...
mardi 3 avril 2018
120 - Le travail, une torture ? Non ! Un projet !
Alors, travailler, à l’école ou ailleurs, serait un voyage, un mouvement, une tension vers un but (désiré), le passage d’un état à un autre (croissance, développement) au prix de résistances ou d’obstacles à surmonter (efforts, obstacles "didactiques" ou "épistémologiques"). Si de telles conditions ne sont pas réunies, chez un élève, dans une classe ou dans une entreprise, alors il ne convient plus de parler de travail mais... de besogne, de "turbin", d’exploitation ou d’esclavage.
Que le passage paraît encore difficile d’une école où le travail est pour trop de jeunes synonyme de torture à une autre où il serait source de réalisation et d’épanouissement de soi, ce qui ne se réalise jamais dans l’oisiveté et la facilité... Ni seul... mais c'est là un autre aspect du problème.
mardi 20 mars 2018
119 - Quand l’Ecole anesthésie l’intelligence des élèves !
Et elle indique plus loin, dans les commentaires : « Mes élèves ont été très réceptifs à ces explications, ils se sont appliqués à prononcer les lettres en faisant attention à la position des lèvres. Ils avaient l'air convaincus » et encore : « Je peux vous confirmer que mes élèves ont non seulement été capables toute cette année de rappeler l'origine de la règle, mais que son application a été plus facile pour eux ! CQFD ! » Tant il est vrai, aujourd’hui comme hier, qu’"un ordre (ou une règle…) dont on a compris et approuvé les raisons sera appliqué avec conscience et efficacité. Un ordre (une règle, un théorème…) subi à contrecœur, sera saboté inconsciemment ou non ! » Vieux principe parfaitement applicable à nos "chères têtes blondes...ou pas".
Bravo à vous, Azraelle ! Il ne reste plus qu’à souhaiter que vous fassiez largement école dans votre futur métier de formatrice. Certes, il y a toujours eu des professeurs qui, comme vous, cherchent à éveiller, à stimuler la curiosité naturelle de leurs élèves. Mais il faut qu'ils soient de plus en plus nombreux. A quelques réactions portées à ma connaissance, ils semble que d'autres professeurs expliquent comme vous la règle à leurs élèves… quand ils en connaissent eux-mêmes la raison (après avoir consulté votre fiche ?). Certains me disent qu'ils le font, mais qu'ils ne pensaient pas nécessaire de l'indiquer dans les fiches qu'ils mettent en ligne. Je m'en réjouis. Mais alors pourquoi abonder autant dans l'application, les exemples, les évaluations… et si peu, voire pas du tout dans l'explication ? Serait-ce considéré comme secondaire, inutile, superflu, superfétatoire (on a si peu de temps...) ? Alors que c'est si fondamental pour tant de personnes ! Et si, pour certains, "cela va sans dire"... disons leur que "ça va aussi bien (et même beaucoup mieux...) en le disant"...surtout aux élèves !
En tout cas, en attendant, vous m’avez bien aidé à débloquer une classe de seconde qui s’est remise, en partie grâce à vous, à espérer atteindre le sens de ce qu’on apprend au lycée. Et de cela, je tiens à vous remercier tout particulièrement.
** Généralement , je donne aussi d'autres exemples, comme celui de l'origine de l'orthographe du mot "bathyscaphe" (il y en a tellement d'autres de ces mots bizarres à l'étymologie pourtant très éclairante...), celui de la règle d'accord des participes passés employés avec les auxiliaires être ou avoir, celui du théorème de Pythagore ou encore celui des identités remarquables... On les trouvera détaillés dans "Accompagner le travail des adolescents...", pages 212-228. Mais celui d'Azraelle, que j'utilisais pour la première fois, est plus rapide et son effet est immédiat ! En plus, il est plus "ancien" que les autres dans l'histoire personnelle de ces jeunes et il les renvoie au plus loin de leurs souvenirs de difficulté scolaire... Et donc il est bien plus "percutant" !
***Juste une image d’Astérix… Normal pour une règle qui nous vient des Romains… Mais notre petit gaulois national ne l’a donc pas envoyée en l’air d'une pitchenette négligente, comme il le faisait si allègrement des malheureux légionnaires de Jules César ! Dommage, penseront peut-être quelques écoliers… ou d’autres.
**** Dans " La formation de l'esprit scientifique" G.Bachelard cite un auteur ancien : "Un homme qui raisonne, qui démontre même, me prend pour un homme, je raisonne avec lui, il me laisse la liberté de jugement et ne me force que par ma propre raison. Un homme qui crie " voilà un fait " me prend pour un esclave".
197. Entretien pédagogique avec un très bon élève.
Je republie aujourd'hui un entretien de juillet 1990 avec un très bon élève qui n'a rien perdu de son actualité. Notamment sur la ...
-
LA GESTION MENTALE EN CLASSE : TÉMOIGNAGE DE MIKEL ERRAMOUSPÉ – Son changement professionnel et la puissance de la GM sur les élèves à besoi...
-
Je mets aujourd'hui en ligne la numérisation (merci Mikel Erramouspé !) d'une cassette des "Après-midi de l'IIGM". Il...
